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Grands personnages de la Cuisine, histoires de métiers, de marques ou d'us et coutumes et pour terminer, différents livres traitant de Sociologie ancienne ou contemporaine… « Eugénie Brazier » Un héritage gourmand de Jean-François Mesplède (20 EUR). Petit ouvrage, mais quelle culture ! L'auteur (ancien Directeur du Michelin) retrace en textes et en images, le parcours d'une Femme Chef extraordinaire, qui a marqué le XXème siècle et dont Paul Bocuse ou Bernard Pacaud (entre autres), sont fiers de l'avoir côtoyée. «Madame Brazier, avenante et fraîche sous son sarrau impeccablement blanc», c'est tout un monde, raconté par Jean-François Mesplède. Un magnifique hommage, qui parle aussi de son fils Gaston, sa petite fille Jacotte et Mathieu Viannay, qui a repris le flambeau du restaurant en 2008.
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« Le moule à chocolat » de l'objet usuel à l'objet esthétique (Réédition 63,27 EUR.) Les auteurs, Henri et Laure Dorchy, sont les plus grands collectionneurs de moules à chocolat en Europe, (2700 pièces), avec une connaissance encyclopédique partagée dans ce livre, qui réunit aussi une impressionnante quantité de visuels et images d'archives. Leur objectif , mettre l'accent sur la richesse artistique du moule à chocolat est parfaitement atteint, nous la découvrons infinie! Historique et poinçons des moulistes, dynasties à travers l'Europe (dont une partie photographiée, du catalogue de la maison Lelang), évolution des méthodes de fabrication et matériaux (depuis l'argent et l'étain jusqu'aux plastiques), fermetures des moules, courants artistiques, objets méconnus, sujets majeurs, comme les moules à chocolat pour les fêtes traditionnelles et religieuses ou l'univers des enfants. Et bien d'autres sources d'inspiration : fruits, fleurs, animaux, automobile, aéronautique…Cet extraordinaire voyage, qui s'initie au XIXème siècle, avec l'apparition des moules spéciaux, dits «ouvragés», intéressera autant les professionnels pour y puiser de nouvelles sources d'inspiration, que les amateurs d'art.
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« Victoria Biscuits-Chocolat » De la manufacture aux géants de l'agroalimentaire de Didier Sutter (48 EUR). Dans ce grand et beau livre, illustré d'une riche iconographie, l'auteur retrace, étape par étape, un siècle de production biscuitière et chocolatière. Outre le travail colossal mené sur l'histoire de la marque «Victoria» (maison mère dont le nom a disparu, appartenant, après Danone, aujourd'hui au groupe Kraft Food), cet ouvrage a la qualité d'apporter de nouveaux éclairages (sociaux, techniques, juridiques, travail sur l'image de marque et de la publicité…), qui peuvent s'extrapoler aux grandes sagas industrielles nées à la fin du 19ème siècle. Implantées rapidement dans trois pays (Pays Bas, France et Belgique), première approche européenne?, les manufactures Victoria vont créer des assortiments de biscuits, travailler sur différentes décorations, développer des tablettes de chocolat…Gestion du personnel et mesures sociales, évolution technologiques et juridiques, mise en place de l'exportation, dépôts de marque(s), réflexions sur la publicité, le packaging (avec les gravures et affiches en illustration) …Didier Sutter a tout pris en compte. Sans oublier l'arrivée des groupes financiers, les fusions et acquisitions avec le pourquoi et le comment.
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« Coca Cola » (55 EUR). Un bel objet à compulser pour découvrir l'histoire de la marque (qui fête sa 125ème année). Photographies du quotidien, affiches publicitaires, extraits de films, gravures…se ponctuent de quelques phrases célèbres, émanant de Andy Warhol, ou d'un politicien qui raconte «Les Américains veulent régler tous nos problèmes avec la Russie, et puis aller au cinéma et boire un Coca.» Nous découvrons Mohammed Ali au comptoir d'un bar savourant un Coca, Elvis Presley une bouteille à la main, ou Yul Brunner se rafraîchissant lors d'un tournage…Un voyage dans le passé et le présent sans chronologie dans la première (et grande) partie. Tous les visuels sont repris à la fin et en vignettes, avec une explication sur l'origine et l'année, suivis de la chronologie en dates marquantes, de l'évolution de la marque, sa technologie et sa communication.
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« Les Arts de la table » Us et coutumes du Moyen Age jusqu'à nos jours de Jacqueline Queneau (18 EUR). En six grands chapitres, Moyen Age, Renaissance, Grand siècle, siècle des lumières, siècle des bourgeois et époque contemporaine, l'auteur présente en textes et en images, l'évolution de la table et son environnement. Cuisine chez les élites et le peuple, Maîtres queues, rituels, évolution de la sémantique, des modes de service et de la pièce cuisine, apparition de la «salle à manger», histoire des marques… Agrémenté d'extraits de textes d'origine, cet ouvrage est un beau documentaire, très agréable à lire, car la découverte des différentes époques s'accompagne de tableaux et gravures, ainsi que de photographies (réalisées par Christine Fleurent), sur des rares objets et porcelaines (tous commentés). En dernière partie, les références bibliographiques, classées par époques.
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« Les fruits de Poiteau et Turpin » (20 EUR). De grand format (28x 34 cm) ce livre très esthétique, séduira autant les amateurs d'art et d'aquarelles, que les amoureux de botanique. Les 45 planches présentées sont extraites de l'édition originale, parue en 1825. Cerise de Montmorency, Prune de Saint-Martin, Citronnier commun, Arbousier d'Irlande ou Beurré d'Angleterre, tout est beauté et précision, avec les détails sur le fruit, la fleur, le bourgeon, et, pour bon nombre, le fruit coupé. La préface, signée par Jean Salette de l'Académie d'Agriculture de France, remet en perspective le contexte historique, l'émergence de la science botanique et ses illustrations à partir du XVIIème siècle.
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« Les remèdes au Moyen Age » de Michèle Bilinoff (15,90 EUR). Ancien ingénieur au CNRS, l'auteur offre un formidable travail de recherche, où les textes s'accompagnent de citations d'origine et d'une grande richesse iconographique. Tout commence à la fin du IXème siècle, où l'Occident intègre une partie des connaissances mondiales, des apothicaires-épiciers aux pharmaciens, les principes de base de la médecine médiévale et son étroite relation avec l'alimentation, us et coutumes de consommation…La deuxième partie développe les remèdes, leur utilisation, leur perception, les modes de préparation et de cuisson. Sauge, mauves, menthe, armoise, vinaigre…ainsi que d'autres composantes plus insolites, comme la suie, les urines, les excréments, ou encore la «mummie», liquide extrait des momies égyptiennes, auréolée de mystère. Pharmacopée intégrant aussi des animaux et de nombreux soins de beauté. «Une longue et passionnante histoire où douceur et cruauté, science et magie se mêlent et parfois se confondent».
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« Festins princiers et repas paysans à la Renaissance » de Eric Birlouez (17,90 EUR). Ingénieur agronome de formation et sociologue, l'auteur nous emmène, en textes et au fil d'une riche iconographie, dans une période de l'histoire qui a représenté un tournant majeur, (aussi) dans le domaine de l'alimentation et de manières de table. Influence italienne et naissance du «culte du bien manger» au 15ème siècle, où les légumes, méprisés par les nobles au Moyen Age, reviennent à la mode, redécouverte des abats, essor du sucre, évolution des assaisonnements, apparition de la serviette de table individuelle, celle (timide) de la fourchette ou les précieux verres de Venise… En deuxième partie, il parle du monde paysan : production agricole, prédominance des céréales dans l'alimentation, modes de cuisson axés sur le bouilli, car les casseroles ou broches étaient réservées aux élites… Un autre chapitre se consacre à l'arrivée des produits du Nouveau Monde, avec des vitesses d'adoption très variables (autant le chocolat conquiert les populations, autant la pomme de terre ou la tomate suscitent une grande méfiance). Ce livre nous permet d'assister, sous le règne de François 1er, à tout un bouleversement historique (du moins, chez les élites) sur la manière de se nourrir, d'aborder la «Table» avec de nouveaux registres sociaux.
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Même si l'Histoire en fait partie, nous entrons aussi, dans le XXIème siècle… « Les radis d'Ouzbékistan » Tour du monde des habitudes alimentaires, de Gilles Fumey (20 EUR). Chercheur au CNRS et enseignant les Cultures alimentaires à l'université Paris-Sorbonne, l'auteur fait une lecture culinaire de la planète avec la nécessité urgente, de revoir la pensée agroéconomique et les modèles agroalimentaires initiés au 20ème siècle. A partir du constat de la coexistence actuelle de deux cuisines : l'une industrielle, l'autre individuelle, il présente un état des lieux sur ce moment charnière pour l'humanité. Standardisation des marques et leur rapport avec le local, ce qui est «culturellement» comestible en fonction des pays, que représente la notion de «terroir» aujourd'hui, l'arrivée de nouveaux codes sociaux…Il développe aussi le changement de la carte agricole entre «Nord et Sud», l'évolution, ou la disparition, de certains produits sur les marchés. Que signifie le «bilan carbone» (où l'on découvre que dans certains cas, ce n'est pas le produit le plus lointain qui coûte le plus), L'arrivée des «consommacteurs», du Bio et de l'équitable : apparente «Reconquête du goût» mais où se greffe (dangereusement) la progression des produits industriels chez les restaurateurs… Produits industriels sur lesquels les soupçons grandissent dans le milieu médical par rapport à l'accroissement de certaines maladies. Il n'y a rien d'alarmiste dans le discours de Gilles Fumey. Son objectif est d'apporter au lecteur les informations qui lui permettront d'avoir une vision globale de ce qui se passe sur la planète, avec un ensemble de clés pour réfléchir à son futur.
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« Notre poison quotidien » La responsabilité de l'industrie chimique dans l'épidémie des maladies chroniques de Marie-Monique Robin (22 EUR). Résultat de plus de deux années d'enquête aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, ce livre comprend à l'heure actuelle, les informations les plus exhaustives sur le modèle agro-industriel mis en place après la Seconde Guerre Mondiale jusqu'à nos jours. Marie-Monique Robin est l'auteur de nombreux livres et documentaires dont «Le monde selon Monsanto», lauréate du Prix Albert-Londres en 1995 entres autres références. «Savoir, c'est pouvoir» dit-elle. Ses recherches à travers le monde, ses retours sur l'histoire des substances chimiques (nécessaires pour mieux appréhender le monde contemporain), les interviews réalisées auprès de scientifiques, chercheurs, représentants des agences de réglementation (tous cités) font de son livre une véritable bible pour tous les produits qui entrent en contact avec la chaîne alimentaire, depuis les agriculteurs jusqu'à l'assiette avec les additifs industriels. Le «panorama» dressé fait frémir, entre les «petits arrangements avec l'éthique scientifique», le lobby de certains industriels avec, en parallèle, celles et ceux qui combattent pour une recherche indépendante. Intoxications des agriculteurs avec les pesticides, définition du glutamate, de l'aspartame et des problèmes médicaux associés à leur consommation, explications sur les «perturbateurs endocriniens»…le travail réalisé est colossal (mais digeste grâce à la plume de l'auteur). L'objectif ? C'est qu'il devient impératif et dès maintenant, de «Réunir les relations entre science et politique, entre science et société».
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« Le goût du sucre » Plaisir et consommation (18 EUR). Inédit et riche par ses différents «regards croisés» sur le sujet. L'approche du rapport avec le sucre étant plus complexe que l'on pourrait l'imaginer, Marie-Sylvie Bilhaux a choisi de travailler en approche pluridisciplinaire, en s'entourant d'historiens, chercheurs, psychologues, écrivains, sociologues, médecins…qui s'expriment tour à tour. Parmi les nombreux sujets abordés, «l'Addiction» (qui n'est pas une réalité médicale suite à des études épidémiologiques), avec les explications sur les caractéristiques de l'addiction, sur les vrais et faux débats au niveau de la consommation du sucre, le rôle du cognitif dans la relation avec les produits sucrés, l'importance de sa consommation au niveau santé (où l'on apprend par exemple, qu'il n'est pas interdit aux patients atteints de diabète sucré!). L'histoire de sa consommation (idéalisation à ses débuts puis interdits), les discours sociaux autour du sucre et le rôle de la morale… En conclusion, un chapitre sur la «Scénarisation du goût», avec une interview du pâtissier Pierre Hermé sur son parcours et l'approche de son métier.
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« Gourmandise » Histoire d'un péché capital par Florent Quettier (23,80 EUR). «Un livre d'histoire tout en saveurs, servi par une riche iconographie» peut-on lire dans sa présentation et c'est vrai. L'auteur (historien), offre un passionnant et bel ouvrage, où le sujet phare (objet d'un traitement philosophique, religieux et social des plus circonstanciés, comme l'explique Philippe Delerm dans la préface), est développé sous de multiples aspects. Florent Quettier revient sur l'origine du mot «Gourmandise», ses équations (discordantes), avec d'autres termes comme la gloutonnerie, ou le terme Gula désignant le péché de gourmandise pour l'Eglise. Diététique médiévale, volupté catholique et austérité protestante, règne des friands et des gourmets à partir du 17ème siècle avec l'évolution du discours et des manières de table. ..Naissance des Gastronomes aux débuts du 19ème (Brillat-Savarin, Grimod de la Reynière…). Le rapport avec le sucré, faiblesse du «sexe faible», où à l'époque, les femmes étaient cantonnées dans le monde des sucreries, où la femme honnête, devait être en retenue pour les plaisirs gustatifs…Le dernier chapitre aborde les saveurs d'enfance et l'infantilisation de la gourmandise et bien d'autres clichés, toujours d'actualité, comme la publicité où c'est le père (et non la mère), qui initie son enfant aux « saveurs viriles d'un fromage »… En conclusion, il revient sur la corpulence «qui n'est plus un critère de bonne santé économique et sociale», le retour en force contemporain du joug médical et le discours diététique moralisateur. Alors que (il a bien raison !), nous sommes dans le plaisir de vivre, la convivialité, l'échange et la conversation qui la remettent, cette gourmandise, au centre des valeurs.
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« Opéra Bouffe » Une anthologie gourmande de nos modes alimentaires de Pascal Lardellier (19 EUR). Une analyse inédite de notre société (contemporaine) en format poche! Codes, règles, contextes de table , normes, valeurs, interdits, contenu des assiettes, tendances, sens de l'hospitalité…l'auteur (professeur d'Université), fait une lecture originale par l'observation de la table et son quotidien en «théâtre d'expression». Bien que certains mots puissent être un peu «académiques», ce petit livre regorge de connaissances et de constats (très drôles pour certains) , sur la société actuelle (dont l'analyse de l'émission «Un dîner presque parfait», ou les «pèlerinages» dans les grands restaurants…). Pascal Lardellier se penche aussi, dans ses analyses, sur la représentation médiatique du vin, le rôle des journalistes, les terrasses de cafés, les brunchs du dimanche, les plateaux -repas servis dans les avions, le café gourmand ou le mal être des adolescents face à l'alcool…Le miroir sociologique dressé est assez impitoyable certes, mais ne manque pas d'humour.
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« Les cahiers de la Gastronomie » numéro sept été 2011 (10 EUR)Rédigé par des journalistes, historiens, éditeur...il offre une vision riche de la gastronomie par la qualité multidisciplinaire de ses "plumes".Au sommaire de ce septième numéro: Talleyrand et les congés de Vienne, Guides de charme, Le gigantesque appétit d'Honoré de Balzac, la chaire à l'Unesco obtenue par l'université François-Rabelais de Tours, une revue de presse... Le Dossier se consacre à la recette : «elle fait partie intégrante des livres de cuisine depuis toujours, pourtant la recette ne saurait se limiter à une recette simplement exécutable.». Les 8 articles de ce dossier se terminent par «Comment bien nommer les plats de Noma? » Pour découvrir le numéro six (printemps 2011).
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